Le dernier message posté ici bas n'a que 3 mois...
J'en parlais récemment avec quelqu'un qui tient son blog à jour... J'ai des idées de textes, des phrases qui surgissent, des mots qui s'assemblent l'air de rien et font sens, virgule après virgule. Mais je ne prends que trop rarement le temps de donner corps à tout cela, d'arrêter le temps juste pour quelques instants, quelques précieux instants...
Ce n'est pas l'envie qui manque, ni le temps en fait, car il y a en fait 4 heures chaque semaine que je passe à m'ennuyer en écoutant un quelconque universitaire déblatérer inutilement.
Mais une fois posés sur le papier, les mots me semblent insignifiants, inutiles eux aussi.
Je ne suis cependant pas de ceux qui annoncent haut et fort que c'est fini, ils abandonnent le navire pour un ailleurs moins virtuel . Mais il est vrai que je m'interroge sur ces petites pages...
mardi 20 octobre 2009
vendredi 24 juillet 2009
Powerless and almighty
Un mois de juillet chaud et agréable, empli d'émotions diverses et compliquées. Bonheur d'être où on est, de faire ce qu'on fait. Profiter de chaque instant comme si c'était le dernier, vite vite, profiter de tous et de chacun, profiter de tout.
Et une fois ce dernier instant arrivé, essayer de ne pas regarder en arrière, se dire qu'on a fait ce qu'on a pu, aussi bien qu'on a pu. Profiter de ce dernier instant malgré les larmes sur les visages, et malgré les larmes refoulées, à l'intérieur, très profond.
Se souvenir des sourires ensoleillés de ces dix jours, des rires irrépressibles, des rencontres et des découvertes inoubliables. Se souvenir de ça, et aller de l'avant.
Dix jours à parler, parler beaucoup de ce qui est important et difficile, aussi. Parler avec le jeune L., un peu trop perdu à son goût. Parler et se retrouver presque 10 ans en arrière, avec le constat douloureux de ceux qui grandissent trop vite. Comprendre soudainement que les modèles ne sont pas invicibles, que le temps passe, vite vite, comprendre qu'hier on était enfant et aujourd'hui on est autre chose, un être incertain et déboussolé. Parler pour que toutes ces choses comprises ne soient pas si graves, pas si douloureuses.
Aider les larmes à couler tant qu'il y a quelqu'un pour s'assurer qu'elles seront vite essuyées. Aider les larmes à couler pour que les sourires reviennent, aussi.
Comprendre qu'on est là pour ça aussi, pour grandir et faire grandir, être forte devant ces questionnements.
Et puis, le dernier soir, pleurer doucement, seule, en regardant les lumières de la petite foule au loin. Pleurer de joie et de bonheur, devant tout ce qui a été fait, et pleurer de douce amertume, car le dernier instant est là.
Et une fois ce dernier instant arrivé, essayer de ne pas regarder en arrière, se dire qu'on a fait ce qu'on a pu, aussi bien qu'on a pu. Profiter de ce dernier instant malgré les larmes sur les visages, et malgré les larmes refoulées, à l'intérieur, très profond.
Se souvenir des sourires ensoleillés de ces dix jours, des rires irrépressibles, des rencontres et des découvertes inoubliables. Se souvenir de ça, et aller de l'avant.
Dix jours à parler, parler beaucoup de ce qui est important et difficile, aussi. Parler avec le jeune L., un peu trop perdu à son goût. Parler et se retrouver presque 10 ans en arrière, avec le constat douloureux de ceux qui grandissent trop vite. Comprendre soudainement que les modèles ne sont pas invicibles, que le temps passe, vite vite, comprendre qu'hier on était enfant et aujourd'hui on est autre chose, un être incertain et déboussolé. Parler pour que toutes ces choses comprises ne soient pas si graves, pas si douloureuses.
Aider les larmes à couler tant qu'il y a quelqu'un pour s'assurer qu'elles seront vite essuyées. Aider les larmes à couler pour que les sourires reviennent, aussi.
Comprendre qu'on est là pour ça aussi, pour grandir et faire grandir, être forte devant ces questionnements.
Et puis, le dernier soir, pleurer doucement, seule, en regardant les lumières de la petite foule au loin. Pleurer de joie et de bonheur, devant tout ce qui a été fait, et pleurer de douce amertume, car le dernier instant est là.
vendredi 6 mars 2009
Dépoussiérage
C'est à la mode en ce moment, le mode aléatoire qui se met à vouloir dire quelque chose. C'est assez drôle la plupart du temps, parfois un peu vrai aussi...
Et comme je n'ai aucune inspiration ces derniers temps (oui oui, rien en six mois, je sais), allons-y.
Je précise que j'ai mis en aléatoire parmi les morceaux préférés, afin de réduire le choix (parce que bon, entre 4586 morceaux, hein...).
Comment vous sentez-vous aujourd'hui?
Let that be enough (Switchfoot).
Oui, tout à fait ça... La coupe est pleine n'en jetez plus.
Mais malgré tout, belle journée, le retour du printemps, parfaite chanson pour ça.
Comment les autres vous voient?
Frolicsome Finale-Prestissimo Con Fuoco (Benjamin Britten).
Oula. Euh... Ouais...
Quelle est l'histoire de votre vie?
Running (Jason Mraz).
Running, pas à proprement parler, non. Mais active oui, sans doutes... Trop même, parfois.
Quelle chanson pour votre enterrement?
Ironic (Alanis Morrissette).
Ah bah ça...
Comment allez-vous de l'avant dans la vie?
Here You Come Again (Dolly Parton).
Ou comment je vais en arrière dans la vie, merveilleuse illustration.
Comment être encore plus heureux dans la vie?
An Unwelcomed Friend (Philip Glass).
Ah euh... A welcomed friend ça fonctionne de la même façon. C'est beaucoup plus fréquent, aussi.
Quelle est la meilleure chose qui vous soit arrivée dans la vie?
Hey Me, Hey Mama (Ray LaMontagne).
Ah? Well... Bon... Peut-être, après tout.
Pour décrire ce qui vous ravit?
Going Back (Tracy Chapman).
*nonsense*
Votre boulot, pour vous, c'est?
Hey Love (Jason Mraz).
Actually love, yes.
Que devriez vous dire à votre boss?
New Frontier (Counting Crows).
Et comme j'ai pas de boss... :o)
Pour vous l'amour c'est?
Born in the USA (Bruce Springsteen, bien sûr).
Ah ah. Je vais migrer donc. Ou alors c'est du symbolique... *va checker ses contacts*
Pour vous, la sexualité ça doit être
Xavier (Dead Can Dance).
Spooky. Pas vrai du tout, pour le coup...
Bloguer, pour vous, c'est?
Le Vent Nous Portera (Noir Désir).
J'aime cette réponse, tiens. Oui, j'aime beaucoup.
Voilààààààààà... Ça vient d'Arnotte, belge fort sympathique qui n'arrive pas à me lire (no hard feelings, though).
Et comme je n'ai aucune inspiration ces derniers temps (oui oui, rien en six mois, je sais), allons-y.
Je précise que j'ai mis en aléatoire parmi les morceaux préférés, afin de réduire le choix (parce que bon, entre 4586 morceaux, hein...).
Comment vous sentez-vous aujourd'hui?
Let that be enough (Switchfoot).
Oui, tout à fait ça... La coupe est pleine n'en jetez plus.
Mais malgré tout, belle journée, le retour du printemps, parfaite chanson pour ça.
Comment les autres vous voient?
Frolicsome Finale-Prestissimo Con Fuoco (Benjamin Britten).
Oula. Euh... Ouais...
Quelle est l'histoire de votre vie?
Running (Jason Mraz).
Running, pas à proprement parler, non. Mais active oui, sans doutes... Trop même, parfois.
Quelle chanson pour votre enterrement?
Ironic (Alanis Morrissette).
Ah bah ça...
Comment allez-vous de l'avant dans la vie?
Here You Come Again (Dolly Parton).
Ou comment je vais en arrière dans la vie, merveilleuse illustration.
Comment être encore plus heureux dans la vie?
An Unwelcomed Friend (Philip Glass).
Ah euh... A welcomed friend ça fonctionne de la même façon. C'est beaucoup plus fréquent, aussi.
Quelle est la meilleure chose qui vous soit arrivée dans la vie?
Hey Me, Hey Mama (Ray LaMontagne).
Ah? Well... Bon... Peut-être, après tout.
Pour décrire ce qui vous ravit?
Going Back (Tracy Chapman).
*nonsense*
Votre boulot, pour vous, c'est?
Hey Love (Jason Mraz).
Actually love, yes.
Que devriez vous dire à votre boss?
New Frontier (Counting Crows).
Et comme j'ai pas de boss... :o)
Pour vous l'amour c'est?
Born in the USA (Bruce Springsteen, bien sûr).
Ah ah. Je vais migrer donc. Ou alors c'est du symbolique... *va checker ses contacts*
Pour vous, la sexualité ça doit être
Xavier (Dead Can Dance).
Spooky. Pas vrai du tout, pour le coup...
Bloguer, pour vous, c'est?
Le Vent Nous Portera (Noir Désir).
J'aime cette réponse, tiens. Oui, j'aime beaucoup.
Voilààààààààà... Ça vient d'Arnotte, belge fort sympathique qui n'arrive pas à me lire (no hard feelings, though).
mardi 16 septembre 2008
Heaven and Hell...
On a golden cloud,
dreaming of past times, smiling.
Future lasts for ever.
A round light rises
and shines among the big trees
in this dark forest,
you laughed and were happy ;
that’s what I tried to be, too.
Dull music, boring
life. Escape is near, now.
Stillness, calm. It comes.
No real inspiration these days...
dreaming of past times, smiling.
Future lasts for ever.
A round light rises
and shines among the big trees
in this dark forest,
you laughed and were happy ;
that’s what I tried to be, too.
Dull music, boring
life. Escape is near, now.
Stillness, calm. It comes.
No real inspiration these days...
lundi 1 septembre 2008
Unknown Smile ?
Les nuages, gris, s'amoncèlent. Il a plu, ou il va pleuvoir. Ce n'est pas grave, tout va bien.
Le soleil brille, derrière, quelque part, suffisamment pour réchauffer les tristes murs de la ville, et les âmes perdues qui s'y promènent.
Un sourire, soudain, qui change tout ou presque. Un nouvel espoir, le sentiment que quelque chose peut arriver, enfin. N'importe quoi lui irait. C'est ce qu'il pense, au fond. Quoi que ce soit, ce serait mieux. Ça serait réel, vrai, et peut-être alors existerait-il.
Un regard, insistant, indiscret, tellement appuyé qu'il en devient gênant, désagréable. Et pourquoi? Il n'y a rien d'intéressant, ici. La vie est là, mais prise au piège. Contrôlée, gérée, pour être comme il faut. Ça ne veut rien dire, tout ça.
Il faudrait de l'espoir. Un fol espoir, involontaire, soudain, inattendu aussi. Alors, les choses changeraient sans doute. Il se demande comment elles changeraient, ce que ça deviendrait, tout ça. Sa vie. Un ersatz d'existence, un simulacre ridicule. Il veut que ça change, il ne veut que ça. Mais c'est compliqué, de décider quelque chose, de choisir vraiment. Il est plus simple de rester là, dans l'attente irraisonnée d'un changement qui n'arrivera pas.
Son problème est qu'il ne sait ce qui arrivera. Il ne fera rien, en fait. Il restera là, s'accomodera de ce sourire agréable et de ce regard déplacé. Et tout continuera, comme avant.
Le soleil brille, derrière, quelque part, suffisamment pour réchauffer les tristes murs de la ville, et les âmes perdues qui s'y promènent.
Un sourire, soudain, qui change tout ou presque. Un nouvel espoir, le sentiment que quelque chose peut arriver, enfin. N'importe quoi lui irait. C'est ce qu'il pense, au fond. Quoi que ce soit, ce serait mieux. Ça serait réel, vrai, et peut-être alors existerait-il.
Un regard, insistant, indiscret, tellement appuyé qu'il en devient gênant, désagréable. Et pourquoi? Il n'y a rien d'intéressant, ici. La vie est là, mais prise au piège. Contrôlée, gérée, pour être comme il faut. Ça ne veut rien dire, tout ça.
Il faudrait de l'espoir. Un fol espoir, involontaire, soudain, inattendu aussi. Alors, les choses changeraient sans doute. Il se demande comment elles changeraient, ce que ça deviendrait, tout ça. Sa vie. Un ersatz d'existence, un simulacre ridicule. Il veut que ça change, il ne veut que ça. Mais c'est compliqué, de décider quelque chose, de choisir vraiment. Il est plus simple de rester là, dans l'attente irraisonnée d'un changement qui n'arrivera pas.
Son problème est qu'il ne sait ce qui arrivera. Il ne fera rien, en fait. Il restera là, s'accomodera de ce sourire agréable et de ce regard déplacé. Et tout continuera, comme avant.
Absences estivales
Quelques rayons de soleil glanés ici ou là, de jolies rencontres et des retrouvailles, plusieurs étapes plus ou moins réussies, et de belles photos en souvenir...
Et avec cette rentrée maussade, la promesse que peut-être, peut-être plus de textes seront postés ici.
Et avec cette rentrée maussade, la promesse que peut-être, peut-être plus de textes seront postés ici.
mercredi 18 juin 2008
Living City
She is sitting on this 2-feet high wall, built with red bricks and partially in ruins. From this well located spot, she can see the four crossing streets. On her right-hand side are Glum Street and Chalk Street. The sun rises from Chalk St every morning at 6. She loves this sight : the sleeping town shining with a new light. Life starts again from that very precise moment : workers leave their houses, mothers make breakfast, open the windows to air the bedrooms… Soon, she can hear children laughing as they go to school.
At the end of Chalk St, there is a sportground. No one goes there before the afternoon. Teenagers are lazy, nowadays. But they all arrive at the same time, around 3. She likes the sound made by their boards as they slide on the benches and on the edge of the pavement. There is a basket-ball court, too, chich once was a tennis ball court. It has been replaced a few years ago.
On Glum St, there are small houses inhabitated mainly by poor families. Women have to work a lot and to raise their children at the same time, it’s not easy. She often hears one crying baby. She knows he is raised by his father, a silent and angry man who lost his wife at the birth of the child. In their neighbours’ house, two little girls take care of the housework while their mum is working. She loves their ritual : cleaning the kitchen, washing the floors, making the beds, and eventually taking off yesterday’s page of the calendar. Then, one takes the old guitar and plays some music while the other dances.
On her left-hand side are Dean St and Maroon St. She loves Dean St, because of the name and because there are nice and wealthy people living on this street. These people are always in a hurry : in the morning, late for work ; in the evenings, late for the goodnight kiss to their children… She doesn’t know how they can live properly. For now, most of the houses are echoing with laughter, for parents didn’t go to work : it’s a holiday today. She loves being here and watching. She can hear Old Tom climbing the ladder.
“Hello you !”
”Hello beautiful ! What’s going on today ?”
“Not much. It seems that Henry still didn’t figure how to make his poor son quiet. Lily and Rose have done the cleaning. Lily knows some new steps, I think.”
“Oh, great…”. Old Tom pauses for a few seconds, just to admire the sight too.
She goes on, telling him about the wonderful lives of these people, down there. He is quietly listening to her joyous chatting. At some point, she stops and looks at him. Her hand touches his cheek, just in time to catch a droping tear.
“What’s going on ?”
“Nothing, really. It’s allright.”
She moves closer, to see his face properly. She notices a large bruise under his right eye. He wiped the blood away, but it still can be seen. She feels sad and sorry for him.
“What happened to you ?”
“Nothing, really. Nothing at all. Really… Life…”
At the end of Chalk St, there is a sportground. No one goes there before the afternoon. Teenagers are lazy, nowadays. But they all arrive at the same time, around 3. She likes the sound made by their boards as they slide on the benches and on the edge of the pavement. There is a basket-ball court, too, chich once was a tennis ball court. It has been replaced a few years ago.
On Glum St, there are small houses inhabitated mainly by poor families. Women have to work a lot and to raise their children at the same time, it’s not easy. She often hears one crying baby. She knows he is raised by his father, a silent and angry man who lost his wife at the birth of the child. In their neighbours’ house, two little girls take care of the housework while their mum is working. She loves their ritual : cleaning the kitchen, washing the floors, making the beds, and eventually taking off yesterday’s page of the calendar. Then, one takes the old guitar and plays some music while the other dances.
On her left-hand side are Dean St and Maroon St. She loves Dean St, because of the name and because there are nice and wealthy people living on this street. These people are always in a hurry : in the morning, late for work ; in the evenings, late for the goodnight kiss to their children… She doesn’t know how they can live properly. For now, most of the houses are echoing with laughter, for parents didn’t go to work : it’s a holiday today. She loves being here and watching. She can hear Old Tom climbing the ladder.
“Hello you !”
”Hello beautiful ! What’s going on today ?”
“Not much. It seems that Henry still didn’t figure how to make his poor son quiet. Lily and Rose have done the cleaning. Lily knows some new steps, I think.”
“Oh, great…”. Old Tom pauses for a few seconds, just to admire the sight too.
She goes on, telling him about the wonderful lives of these people, down there. He is quietly listening to her joyous chatting. At some point, she stops and looks at him. Her hand touches his cheek, just in time to catch a droping tear.
“What’s going on ?”
“Nothing, really. It’s allright.”
She moves closer, to see his face properly. She notices a large bruise under his right eye. He wiped the blood away, but it still can be seen. She feels sad and sorry for him.
“What happened to you ?”
“Nothing, really. Nothing at all. Really… Life…”
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